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Nombre d’interdictions d’entrée

Près de quatre fois plus d’interdictions d’entrée pour terrorisme

fedpol peut interdire l’entrée en Suisse à des étrangers ou les expulser pour sauvegarder la sécurité intérieure et extérieure du pays. En 2025, le nombre d’interdictions d’entrée a quadruplé en raison de données d’Europol.

En vertu de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration, fedpol peut prononcer des interdictions d’entrée et des expulsions à l’encontre d’étrangers qui mettent en danger la sécurité intérieure et extérieure de la Suisse. Il agit sur la base de ses propres informations ou sur celles d’autres autorités, notamment du Service de renseignement de la Confédération.

Interdictions d’entrée20212022202320242025
Terrorisme921981126512
Extrémisme violent021354
Criminalité organisée2515164345
Espionnage70276753452
Prolifération00001
Total187312173238614

Le nombre d’interdictions d’entrée a connu une forte hausse en 2025 par rapport à l’année précédente. La grande majorité d’entre elles ont été prononcées pour terrorisme. Des informations exploitables en justice fournies par des partenaires étrangers ont permis de prononcer ces interdictions d’entrée dans plus de 500 cas. Europol a par exemple mis à la disposition de ses États membres des données concernant les adhérents de l’État islamique qui séjournent à l’étranger.

Le nombre de cas d’espionnage recensés en 2025 est légèrement supérieur à la moyenne des dernières années. La seule exception est l’année 2022, marquée par le début de la guerre en Ukraine et les activités d’espionnage de divers pays qui en ont découlé.

fedpol a pour la première fois prononcé une interdiction d’entrée pour prolifération, soit la transmission d’armes atomiques ou de moyens dédiés à leur fabrication.

Expulsions20212022202320242025
Terrorisme22432
Extrémisme violent00001
Criminalité organisée01402
Crimes de guerre00010
Total23845
Expulsions exécutées12335
Expulsions non (encore) exécutées11510

fedpol a prononcé cinq expulsions en 2025, en l’occurrence contre deux terroristes potentiels, deux personnes liées à la criminalité organisée et, pour la première fois, contre une personne accusée d’extrémisme violent.

Dans ses statistiques, fedpol distingue les expulsions exécutées de celles non exécutées car une décision ne peut pas toujours être mise en œuvre immédiatement. Les raisons sont par exemple le principe de non-refoulement*, une procédure de recours ou une procédure pénale en cours.

* Nul ne peut être refoulé sur le territoire d’un État dans lequel il risque la torture ou tout autre traitement ou peine cruels et inhumains (art. 25, al. 3, de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1 999 [Cst. ; RS 101]).